"Il s'agit d'un texte sur Beethoven, son histoire mouvementée, ses angoisses, ses ratés affectifs, ses troubles auditifs et les souffrances qui ont jalonné sa vie depuis l'enfance jusqu'à sa mort. Sa vie est un vrai roman, ses musiques de vrais monuments, et son influence omniprésente encore aujourd'hui. J'ai modestement essayé de me mettre à sa place le temps d'une chanson pour retranscrire la souffrance que cause la perception que les gens peuvent avoir de l'image qu'on renvoie et ce qu'il en est réellement mais qu'on ne peut pas ou qu'on arrive pas à exprimer..."
Qui cherche à comprendre ma solitude
On préfère condamner mes attitudes
Derrière ce masque de violence
Je prie à chaudes larmes pour qu’on abrège mes souffrances
Je n’ai pas provoqué ma célébrité
La force et les menaces m’y ont obligé
Je crains de prendre la plume
Je rêve de jeux d’enfants, de rires, de clairs de lunes
Je ne sens rien
Aucun amour ni aucun geste,
Je ne vis qu’aux couleurs de mon piano
Je n’entends rien
Qui me soutient ou qui me blesse
Je veux écrire mon dernier concerto
A qui la gloire pour rompre le silence
Mon talent n’a d’égal que ma dépendance
L’espoir de vivre une romance
Ne verra plus le jour, privé d’un de mes sens
Quand je serai poussière, qui m’oubliera
On écrira des livres, on parlera de moi
Mais peu m’importent les honneurs
J’aurai vécu l’enfer en espérant ma dernière heure
Je ne sens rien
Aucun amour ni aucun geste,
Je ne vis qu’aux couleurs de mon piano
Je n’entends rien
Qui me soutient ou qui me blesse
Je veux écrire mon dernier concerto
Laissez moi une dernière fois entendre comme autrefois
Les mélodies d’un jour, les symphonies de toujours
Je rêve de dire « Elise, je t’aime »
L’entendre lire tous mes poèmes
De reprendre ma plume, de composer au clair de lune
Je ne sens rien
Aucun amour ni aucun geste,
Je ne vis qu’aux couleurs de mon piano
Je n’entends rien
Qui me soutient ou qui me blesse
Je veux écrire mon dernier concerto
Ecrit par: Audrey, Le: 23/05/10
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